Rédaction d’un testament : ce que vous devez savoir

Rédiger un testament revient à exprimer ses dernières volontés qui prendront effet à compter de son décès. C’est un acte juridique.

L’acte peut être rédigé chez un notaire. On parle alors d’un testament authentique. Mais, il est tout à fait possible aussi de rédiger son testament soi-même. On parle alors de testament olographe, acte sous seing privé, qui est de loin, le moyen le plus utilisé par les Français pour la transmission de leurs bien après leur mort.

Pour être valable, le testament olographe doit répondre à certaines règles. Voyons ensemble comment rédiger un testament en bonne et due forme pour garantir sa validité.

La forme et le contenu du testament

Rédiger son testament à la main

Rédiger un testament est une action qui nécessite de la réflexion, du soin et un respect impératif de certaines règles.

Tout d’abord, un testament doit être écrit à la main et non à la machine à écrire ou à l’ordinateur. Il est conseillé de numéroter chaque page, voire de les parapher.

Ne vous aventurez pas à enregistrer ou filmer votre testament. Il n’aurait aucune valeur juridique.

Dater son testament

Un testament doit être daté avec le jour, le mois et l’année. Cette notion de date est très importante puisqu’elle permet d’apprécier la capacité du testateur au moment où il a rédigé son testament. La date permet aussi de déterminer la chronologie dans l’hypothèse où le testateur rédige plusieurs testaments durant son existence.

Signer son testament

Le testament doit être signé. Il est d’usage de commencer son testament par « Ceci est mon testament ». L’objectif est d’avoir l’assurance que le document rédigé de la main du testateur est bien son testament.

Inutile de vous préciser qu’il est impossible d’écrire son testament à deux avec son conjoint. Chacun doit rédiger son propre testament.

Être direct, clair et précis dans ses dernières volontés

Il est recommandé de ne pas utiliser de phrases au conditionnel comme « je désirerais léguer mon appartement à X » ou de verbes exprimant le souhait comme « je désire léguer mon appartement à X », mais plutôt d’aller droit au but et de noter clairement sa volonté comme « je lègue mon appartement à X ».

Ainsi, il n’y a aucun doute et la volonté du défunt est clairement exprimée sans aucune contestation possible.

Désigner ses légataires avec grande précision

Il ne suffit pas de mettre un prénom et un nom pour désigner ses légataires. Autant que faire se peut, il est nécessaire de préciser le lien de parenté avec le légataire désigné et son adresse. L’objectif est que soit connue avec certitude l’identité du légataire et éviter ainsi le moindre doute.

Faire relire son testament par un notaire pour s’assurer de sa validité

Comme nous l’avons vu, rédiger un testament nécessite un respect absolu de règles qui vont garantir sa validité. Ainsi, afin d’éviter toute erreur tant sur le fond que sur la forme, il est vivement conseillé de faire relire son testament à un notaire.

Il serait vraiment regrettable qu’un testament soit rendu nul en raison d’une erreur dans le fond ou dans la forme.

Ce que l’on peut léguer par l’intermédiaire de son testament

Tout ce que l’on détient en nom propre peut être légué en totalité ou en partie.

Attention aux biens détenus en commun, il n’est pas possible de les porter sur son testament. Le testateur qui a un conjoint, des enfants et des ascendants ne peut léguer que la quotité disponible. Le reste étant légué automatiquement à ses héritiers protégés.

La personne qui n’a ni conjoint, ni enfant, ni ascendant peut léguer l’intégralité de ses biens aux légataires de son choix.

Confier son testament à un notaire afin de le protéger

Il est tout à fait possible de conserver son testament à domicile dans un coffre-fort de préférence, ou bien dans un coffre-fort à la banque. Cependant, le risque réside dans le fait qu’il ne soit pas découvert à temps après le décès du testateur.

C’est pourquoi, une fois son testament rédigé, il est vivement conseillé de le confier à un notaire afin qu’il soit enregistré au fichier central des dispositions des dernières volontés.

Le notaire qui sera chargé de procéder à la succession d’un défunt devra consulter le fichier central afin de s’assurer de l’existence ou pas d’un testament.